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Les cadres de France Telecom pourraient être renvoyés devant le Tribunal correctionnel: le procès du harcèlement managérial

Les cadres de France Telecom pourraient être renvoyés devant le Tribunal correctionnel: le procès du harcèlement managérial

Certaines croyances ont la vie dure... Le harcélement n'est pas uniquement le résultat de pratiques infligées par un une personne déviante (le manager pervers), à une seule et même victime (le salarié bouc émissaire). Le harcélement moral peut être la résultat de pratiques managériales anxiogènes, qui visent plusieurs salariés, voire même une communauté de salariés. Il s'agit alors d'un harcélement managérial, lequel peut également faire de gros dégats.

Les récentes requisitions du Procureur de la  République de PARIS, en faveur d'un renvoi en correctionnel des cadres de FRANCE TELECOM, le confirment de façon assez spéctaculaire. Le Juge d'instruction devra bientôt se prononcer.

Si le Juge d'instruction suit l'avis du parquet, ce sera le procès du harcélement managérial à grande échelle: Didier LOMBARD, PDG de l'époque et notamment Olivier BARBEROT, DRH, devront répondre des faits de harcélement moral et de complicité de harcélement moral, que le Procureur de la République leur reproche d'avoir commis.

Les 60 suicides vraisemblablement en lien avec cette politique managériale, plaident à penser que ce management mis en place à compter de 2006, l'aurait été sous des formes dévastratrices.

Pour autant, si le Juge d'instruction confirme le renvoi devant le Tribunal Correctionnel, ce serait une première, que de faire comparaitre des responsables qui n'ont pas été les managers directs des salariés qui ont déposé plainte.

Le Procureur affirme qu'il n'entend pas remettre en cause la restructuration de l'entreprise, mais viser des méthodes mises en oeuvre pour parvenir à cette suppression drastique des effectifs (objectif 22.000 suppressions de poste annoncé en 2006). Selon le rapport établi par le Procureur, FRANCE TELECOM aurait fixé régulièrement des objectifs de départs en formant les cadres à "mettre la pression partout".

Les dirigeants seront-ils directement amenés à assumer la responsabilité des déviances en matière de risques psychosociaux ?

 

 

Publié le 29/08/2016

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