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A regarder, Envoyé spécial du 1er septembre "travail: tous bienveillants"

A regarder, Envoyé spécial du 1er septembre "travail: tous bienveillants"

A l'heure où se développent les labels de certifications favorisant un management plus doux, autorisant notamment le droit à l'erreur des salariés, où la question de la RSE (responsabilité sociale des entreprises), fait émerger des critères de qualité des relations sociales au travail, cette émission interroge la sincérité de ces divers démarches.

Ainsi, les journalistes enquêtent de façon assez exaustive et pertinente, sur l'émergence de ces pratiques innovantes qui se revendiquent "bienveillantes", puis étudient les coulisses de cette mise en place.

Les journalistes s'intéressent notamment à ce nouveau job importé des USA qu'est le "Chef hapiness program", "Chef du bonheur au travail", interrogent les salariés sur les conséquences de la mise en place d'une telle volonté de faire émerger le bien être au travail. Dans un premier temps, on trouve cela convaincant. Les salariés ont vraiment l'air ravi. 

Puis les journalistes s'intéressent à la mise en place de cette nouvelle forme de management au sein de grosses enseignes, telle que AUCHAN. L'entreprise a introduit cette politique sur les conseils d'Izaac GETZ, auteur de "Liberté et compagnie, quand la liberté des salariés fait le succès de l'entreprise". Interwievé dans le reportage, son message s'avère extrêmement positif. On a vraiment envie d'y croire. Puis, intérrogés, les salariés d'AUCHAN (syndiqués CFDT), expriment malheureusement un avis beaucoup plus nuancé. Ces derniers expliquent que la mise en oeuvre de cette politique cachait une volonté de supprimer 800 postes. Sous couvert de rendre les salariés plus autonomes, on augmentait, selon eux, leur charge de travail. Les conclusions des salariés s'avèrent donc beaucoup plus mitigées. Interrogé sur ce point précis Izaac GETZ précise que certains salariés ne sont pas capables d'être livrés à l'autonomie qu'impliquent une entreprise libérée et ont besoin de ce qu'il compare à un "papa" pour les manager au quotidien.

A l'entendre sur ce point, on peut tout de même se demander si cette vision un peu paternaliste, voire franchement condescendante, s'avère véritablement novatrice... 

Le reportage conclut en expliquant que "pour éviter que la bienveillance servent d'autres intérêts que ceux des salariés, il existe une autre solution... Leur donner les clés de l'entreprise". Le reportage se penche alors sur le cas d'une SCOP de la région nantaise. Les deux dirigeants expliquent avoir voulu céder les rênes de l'entreprise à leurs salariés. L'un des ouvriers de 18 ans intérrogé, associé dans la SCOP, expose les raisons pour lesquelles il aime son entreprise et n'a plus aucune envie de détourner le moindre bien appartenant à cette société. Il estime que c'est son bien et qu'il a envie d'en prendre soin.

Ce reportage a donc le mérite d'intérroger l'entreprise, concept en pleine mutation, et d'inviter à réfléchir sur une organisation plus juste et plus apaisée.

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/sante-au-travail/video-envoye-special-travail-tous-bienveillants_1800371.html

 

Publié le 02/09/2016

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